Ruches/Ronde-ronde : Différence entre versions

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* la voute peut être réalisée de plusieurs manières.  
 
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Version du 6 avril 2015 à 08:13

Cette idée de ruche emprunte à un paquet d'autres idées (eg la ruche ovoïde posée sur socle) avec en ligne de mire néanmoins un coût faible, une simplicité de réalisation ainsi qu'une conduite simple.

Conduite simple étant également synonyme de

  • réduction des matériels annexes et complications (eg grille à reine)
  • un max de travail à hauteur d'homme
  • confort de la colonie, ie réduction des investigations.

On reste (comme depuis le début) sur l'idée d'un intérieur cylindrique. Les soucis principaux sont :

  • la réalisation "facile" du cylindre intérieur
  • l'isolation
  • le bon arrimage de la ruche au sol (en fait sur son socle)
  • l'entrée de la ruche et de son fond
  • le flux d'air

On sait que pour qu'une colonie puisse hiverner correctement, un volume d'environ 50 litres est nécessaire. Ce qui correspond environ à un cylindre de diamètre 40cm et hauteur 40cm. (Voir la ruche carrée-ronde pour un premier plan.)

La conduite s'inspirerait de la Warré. Avec en particulier l'agrandissement par le bas. Et là aussi l'objectif de simplifier cela.


La ruche sera double paroi

La ruche comportera une partie interne et une partie externe. Car chaque partie assure des fonctions différentes.

  • la partie interne
    • offre/donne au couvain une section circulaire
    • offre, par sa transparence, un contrôle facilité.
  • la partie externe
    • doit assurer la section circulaire de la partie interne
    • doit assurer l'isolation du corps (couvain)
    • doit éventuellement réaliser l'opacification de la partie interne


La ruche sera sans cadres/barrettes

On conserve par ailleurs l'idée d'une ruche sans cadre, ni même barrettes. A la rigueur une unique barrette centrale pour le corps.

La présence de cadres est consubstantielle des éléments de la ruche, et surtout de leur hauteur. L'absence de cadres supprime l'une des raisons d'avoir des éléments modulaires de même hauteur.

On part en 1° idée sur un corps (couvain) d'une seule pièce. Cylindre de 40x40. (On doit pouvoir passer en divisible sans trop de soucis ... mais ce n'est sans doute pas utile ni nécessaire).



Ancrage global de la ruche

  • les éléments de la ruche ne se supportent pas mécaniquement les uns les autres. (Mais les rayons de la ruche doivent quand même être accrochés sur quelque chose).
  • les premiers rayons des abeilles sont arrimés sur une voute (arc ou trapèze ou système d'arcs) dont les pieds reposent sur une couronne. Couronne elle-même fixée sur une table percée (en fait un simple système de chevrons). la couronne à le même diamètre que le centre de la ruche. Idem pour la largeur de la table.
  • le poids du corps de la ruche (partie couvain et enrobage) repose entièrement sur cette voute.
  • à la base du corps de la ruche, on peut très bien rajouter une ou plusieurs traverses horizontales qui aideront à supporter mécaniquement le prolongement des rayons de miel. eg branches de noisetier.
  • ce système constructif remplace l'empilement de parois rigides d'une ruche classique. Et par ailleurs, il ne doit pas empêcher l'ouverture de la ruche.
  • ce sont la voute, la couronne et les chevrons de la table qui encaissent tous les efforts, contrairement à une ruche classique où ce sont les parois des éléments successifs qui transmettent et supportent le poids des éléments au-dessus.
  • si on ne veut pas réaliser une table par ruche, on peut très bien réaliser eg une table de longueur 170cm pour y poser 3 ruches
  • comme ce sont la couronne et la table qui supportent tout le poids de la ruche, ces pièces doivent être bien solides.


Couronne

  • Cet élément horizontal encaisse un effort de poids (vertical). Il doit donc être solide.
  • Un plateau en bois assez épais peut faire l'affaire, eg http://de-immen.de/galerie/202.14/index.html
  • on peut aussi imaginer un octogone en chevrons de 5x7
  • ou utiliser de la cornière acier prépercée.


Voute

  • la voute peut être réalisée de plusieurs manières.
  • On peut se le représenter comme l'ossature d'un abat-jour, ou un porte plateau à fruit de mer. Avec au plafond de quoi permettre l'arrimage par les abeilles des premiers rayons.
  • 2 (ou plus) arcs qui s'entrecroisent.
  • une charpente de forme pyramidale, avec un élément horizontal en partie haute (un A)
  • Dans la ruche ovoïde, il y a carrément un squelette (cage thoracique) de barrettes ayant une forme d'arc.


Corps - partie externe

  • étant donné que les éléments de la ruche ne se supportent pas mécaniquement les uns les autres, il s'en suit qu'ils n'ont donc pas de fonction de tenue mécanique, mais uniquement une fonction d'isolation. Cela ouvre le choix de matériaux aux matériaux légers.
  • Pour forcer la circularité de la paroi interne, on se contente d'utiliser comme partie externe un cylindre aux dimensions requises. Si on se tourne du coté des matériaux standards, tout fait et pas trop cher ... il y a aujourd'hui des pots de fleurs en plastique, dans les dimensions requises, solides et pour ~10€.
  • un pot légèrement conique n'est pas un souci
  • on découpe proprement (pour réutilisation éventuelle) et on ôte le bas du pot
  • on découpe pour avoir (à peu près) un cylindre de 40x40
  • si l'option d'un pot en plastique heurte les puristes, on peut aussi envisager un pot en terre cuite, ou en panier tressé etc.


Corps - partie interne

On reste sur l'option plexiglass souple sous forme cylindrique.

(Les arguments de nécessité de respiration du matériau ne nous semblent pas convaincants. La ventilation doit se faire basiquement de bas en haut par effet cheminée, et non pas transversalement via les parois en bois. Le plastique nous semble également moins propices aux parasites.)

  • on découpe donc, avec un peu de marge en plus, un rectangle de plexiglass qui tapisse entièrement l'intérieur du pot.
  • on place ce plexiglass dans le pot, afin qu'il en épouse la forme interne.
  • on trace au marqueur les limites internes exactes de la feuille de plexiglass quand elle épouse bien l'intérieur du pot
  • on ressort la feuille de plexiglass cylindrisée et on maintient cette forme avec 2 cordelettes (ou fil) de petite section.
  • pour empêcher les cordelettes de bouger, on les fait passer par quelques trous percés dans la feuille de plexiglass
  • on peut plus ou moins resserrer le diamètre de ce cylindre, selon qu'on recherche eg immédiatement un effet isolant à ce niveau


Réalisation et gestion de la baisse

(baisse, par opposition aux hausses)

On cherche :

  • à garder une entrée de ruche au même niveau
  • à réduire les manutentions

Pour cela, le corps de la ruche est posée sur un plateau sommaire situé à une hauteur entre 50cm et 120cm. Ce plateau peut être fait très simplement avec 12 chevrons de 5x7. On peut typiquement faire un plateau de 150 cm de long pour héberger 3 ruches simultanément.

Le corps de ruche est donc posé sur le plateau, et la baisse est en dessous.

La partie baisse peut être construite selon le même principe que le corps. Et également d'une hauteur de 40cm.

Il faut noter que la partie baisse de la ruche ne doit gérer absolument aucun effort. Ce sont les rayons de cire, eux-mêmes posés sur le plateau, qui prennent tous les efforts. La partie baisse n'a qu'une fonction de protection et d'isolation. La partie baisse peut donc être assez légère et peut être eg simplement fixée au moyen de tendeurs placés comme il faut.

On peut imaginer éventuellement (à vérifier) que la partie baisse soit moins isolée/protégée que le corps, de manière à inciter la reine à rester uniquement dans le corps. Ceci permettrait d'éviter l'emploi d'une grille à reine.


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