Pressoir à Olives

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Introduction - Problématique

Voir le Préambule général.

  • N’est a priori concerné par le presse-olives open source envisagé ici initialement que le tout petit producteur, ie moins de 300 kg par an.

Le pressoir envisagé initialement ici est typiquement destiné à la consommation d’une famille. (Cette clientèle n’est pas celle qui fait vivre les moulins. Les moulins sont avant tout là pour le traitement des grosses quantités).


Solutions existantes

  • Passage au moulin : estimation du coût = 50% de la récolte (+ les déplacements + le compost) + obligation de ramasser de grandes quantités en une seule fois
  • Pressoirs du commerce : 50 litres 1200 euros en 2011

Il ne semble pas y avoir de grande offre commerciale pour un pressoir tel qu’envisagé ici. Il existe bien des pressoirs à fruits (pommes, raisins, etc), mais a priori ils ne sont pas adaptés à un fruit dur comme l’olive. En 2011, on trouve des pressoirs à fruit 12 litres pour 110 euros.

Liens :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Extraction_de_l%27huile_d%27olive

http://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_%C3%A0_huile

et comme d’habitude, google est une mine.


Un pressoir open-source DIY, pourquoi ?

Quelques considérations en vrac :

  • il existe de nombreuses formes anciennes de pressoir à olives. Les techniques employées étaient évidemment dépendantes des matériaux disponibles à l’époque ainsi que des sous-ensembles préfabriqués également disponibles.

En 2011, on dispose de matériaux et de sous-ensembles qui n’existaient pas anciennement, peut-être cela permettrait-il de construire un pressoir DIY efficient ? A noter que cette remarque oriente déjà plutôt vers les anciens types de pressoir, mais modernisés / revampés.

  • Le passage au moulin coûte 50% de la récolte (coût qui n’a cessé d’augmenter. En 1945, ce coût (estimation) était de 10%). (En France, il y a des milliers d’oliviers non-récoltés du fait des coûts de récolte et de pressage.)

Ceci pour dire qu’un pressoir DIY n’a pas besoin de viser le même rendement technique qu’un pressoir industriel. Même si un pressoir DIY n’extrayait que 50% d’huile, il resterait finalement aussi rentable qu’un passage au moulin. (Ce qui n’est pas une raison pour ne pas chercher à atteindre de bons rendements).

  • Nous assistons aujourd’hui à une course effrénée aux brevets. Dans tous les domaines. Course pas toujours bénéfique au plus grand nombre.

Concevoir en open source et publier plans et schémas, c’est aussi prendre date et se prémunir de revendications de propriété intellectuelle ultérieures sur les dispositifs concernés. Il vaut peut-être mieux prendre certaines dispositions tant qu’il est encore temps et que tout n’est pas verrouillé. Les paysans qui seront taxés pour ressemer leurs propres semences s’en rendent compte aujourd’hui.

Voir aussi le paragraphe Intérêts


Spécificités de l'usage individuel

Un pressoir à olives utilisé individuellement, ie pour de petites quantités, n'a pas les mêmes contraintes qu'un pressoir de moulin qui doit débiter, rapidement, des quantités importantes. On est là aussi complètement dans une problématique de centralisation/grosses quantités=engorgement contre décentralisation/petites quantités=souplesse.

Le pressoir de moulin privilégiera ainsi plutôt des solutions techniques de fonctionnement continu, sans interruption pour charge/décharge (chargement d'olives/déchargement d'olives compressées).

Le pressoir individuel n'a pas cette contrainte.

(Ce qui n'empêche en rien de rechercher quand même des solutions techniques performantes).


Intérêts du pressage et du pressoir individuel

  1. garantie de fraicheur maximale : permet le pressage "à la carte", à mesure de la cueillette,
  2. souplesse du planning de cueillette, pas besoin de tout faire d'un coup
  3. possibilité de presser arbre par arbre (si variétés différentes) ou selon les maturités des olives
  4. garantie d’avoir l’huile de ses propres olives ! même pour petites quantités (impossible au moulin)
  5. maitrise totale du process de pressage. L’utilisateur fait comme il veut : adaptation du process à la qualité du fruit (hygrométrie, etc),
    • Il triture, ou pas, avant. (important)
    • Il chauffe (ou pas) à son goût. (important)
    • Il presse rapidement ou doucement, (important)
    • fractionnement du process à la carte, eg 1° pression légère, mise du broyat de coté, puis 2° pression sur le restant. (important) Impossible au moulin pour de petites quantités.
  6. suppression du coût du moulin (50% de la récolte !),
  7. suppression de(s) déplacement(s) au moulin,
  8. récupération du moût (pour compost)
  9. pressage éventuels d’autres fruits


Cahier des charges général

  • assemblage / démontage facile, voire transport facile
  • assemblage de pièces standards, pas trop coûteuses,
  • versatilité : pouvoir réaliser des variations (forks) facilement,
  • indépendance entre la presse elle-même et les sources de pression
  • versatilité : pouvoir changer, voire rajouter facilement des sources d'énergie de pression différentes sur l’installation
  • encombrement réduit. Ce n’est sans doute pas un critère indispensable, mais on peut espérer que les matériaux d’aujourd’hui et les sous-ensembles disponibles aujourd’hui permettent de remplacer certaines des solutions pesantes et encombrantes des pressoirs anciens (?)
  • presse à froid : chauffage minimal, aussi bien exogène que endogène
  • polyvalence : pouvoir presser autre chose que des olives

On notera que le fait de traiter de petites quantités (<300 kg) supprime certaines contraintes propres aux "grosses" machines. Dans un moulin qui doit traiter plusieurs tonnes d’olives, les machines qui fonctionnent "en continu", doivent pouvoir à tout instant presser simultanément plusieurs kilos ou dizaines de kilos. Un modèle réduit de machine industrielle ne conviendrait pas à un moulin, mais pourrait suffire à un particulier.

Le cahier des charges ci-dessus se veut très général (un catalogue de voeux pieux !).

Ce cahier des charges deviendra plus technique selon les pistes de solutions qui émergeront.


Considérations physiques

Mouflage
Mouflage
  • Pour une force donnée, au plus la surface d’application est petite, au plus la pression est élevée (voir eg les enclumes de diamant).

Cette considération oriente plutôt vers une forme de pressoir où la partie où se réalise l’écrasement serait petite.

A l’extrême limite, si on traite olive par olive, il n’y a pas besoin d’une pression très élevée pour extraire l’huile.

  • Pour une source de pression donnée, il existe des mécanismes de démultiplication / levier / mouflage, capables de démultiplier la pression (ou traction) initiale.

Ces mécanismes sont certainement intéressants pour un système open source. Ces mécanismes peuvent éventuellement être déjà directement intégrés dans le sous-ensemble moteur, eg treuil de bateau. ex : treuil manuel : quotient de transmission (rapport pignon) 4:1 ET 8:1


Considérations quant au pressage et à l'extraction de l’huile

filtre
filtre

(Considérations empiriques, mais pas uniquement)

  1. la trituration (excès) est plutôt néfaste
  2. une température trop élevée est plutôt néfaste
  3. les 2 points précédents militent plutôt pour un pressage statique et lent.

Un pressage lent s’accommode bien d’une production de pression manuelle (pas forcément besoin de motorisation).

Position/agencement/dimension des sorties de l'huile

  1. L'évacuation de la partie liquide, qui doit se frayer un chemin à travers les olives en cours d'écrasement est a priori l'une des difficultés.
  2. Au plus il y a d'olives, au plus cela est difficile (mais cela dépend évidemment de la forme dans laquelle les olives sont compressées, et entre autres du ratio entre surface externe et volume)
  3. Là aussi la vitesse du process entre en jeu. Si on laisse plus de temps à l'huile pour percoler, il y a moins de difficultés que s'il faut que ça aille vite.
  4. Le choix de la grille de filtration (ou autre dispositif) est certainement aussi important
  • Pendant l'écrasement des olives, comment se répartit l'huile qui sort des olives écrasées ?

Est-ce qu'elle monte ? est-ce qu'elle descend ? est-ce qu'elle se répartit uniformément ? Est-ce que cela dépend de la vitesse du process ?

  • Une particule de matière sèche dans un récipient rempli d'huile d'olive, elle descend ?

A priori, oui. En effet, une olive plongée dans un récipient rempli d'huile d'olive se met à couler immédiatement (et rapidement). La simple gravité et la différence de densité entre l'huile et la matière sèche devrait (?) donc suffire pour provoquer une ségrégation en 2 phases. Le fait que l'ensemble soit ou non sous pression ne change normalement rien.
D'après http://fr.wikipedia.org/wiki/Olive une olive contient 18.5% d'huile + 55.2% d'eau + 26.3% de matière sèche. Il s'agit d'un résultat moyen sur 60 variétés françaises d'olives. Un petit test sur 6 oliviers différents montre que l'olive coule dans l'eau, coule dans l'huile, et que l'huile surnage dans l'eau. Tout ça quasi instantanément. La ségrégation de ces 3 composants par gravité devrait donc fonctionner.
Ces considérations militent a priori pour une sortie des liquides (eau + huile) situé au-dessus de la sortie de la matière sèche. Il y a même probablement intérêt à positionner la sortie de matière sèche tout en bas et la sortie des liquides tout en haut (?).

Sortie par le haut, via des tuyaux verticaux transparents et coniques à la base (pour que les particules solides puissent redescendre) ?

  • La première chose qui sort lors du pressage, c'est l'air entre les olives.
  • La matière qui constitue une olive est fibreuse (?).



Solutions techniques


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